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Natacha Mars @natachamars

« Les merveilleuses », des bijoux uniques pour une femme unique

Isabelle Besombes, plein phare sur une créatrice aux mille facettes

 

C’est au retour d’un voyage en Inde, saisie par l’atmosphère magique qui imprègne Udaipur, la Venise indienne chère aux maharadjas, qu’Isabelle Besombes dessine sa première collection de bijoux. De l’or, symbole de force et de longévité, comme la lumière qui rayonne des temples et des palais du Rajasthan. Des pierres fines ou précieuses - rubis, tourmalines, topazes, opales ou diamants - qu’elle choisit une à une, comme on compose un parfum. A glisser en notes subtiles sur le lobe de l’oreille, dans le creux du cou. Comme un frisson, un murmure, un talisman. Ses bijoux, elle les veut minimalistes, raffinés, élégants. Bien ancrés dans une époque où l’ostentation a cédé la place à la discrétion.

 

Ancienne élève de l’Ecole des Beaux Arts de Versailles et de l’Institut Supérieur des Arts Appliqués de Paris, celle qui fut aussi la collaboratrice du créateur de mode Jérôme L’Huillier, n’en ignore pas pour autant ses classiques. Alors on retrouve ça et là ces petits clins d’œil à l’histoire de la joaillerie française. Parce que l’éternel féminin n’est pas une question de mode mais d’esprit. A son image : à la fois hyper féminine et féministe, intellectuelle et épicurienne, femme de tête et femme de cœur, mystique et sensuelle. A son panthéon iconique, Isabelle a gravé les noms de Coco Chanel, Sarah Bernard, Alexandra David Neel, Simone de Beauvoir pour ne citer qu’elles.

Aujourd’hui, elle le sait, le bijou est devenu un cadeau que l’on se fait à soi même, « il représente plus que jamais une manière de signer symboliquement ce que la femme cherche à affirmer de son identité », souligne la créatrice. C’est pourquoi elle dédie ses « Merveilleuses » à toutes celles qui s’assument et tracent leurs propres chemins pour se réaliser tout en restant capable de manifester bienveillance et sensibilité. Comme elle qui, après avoir longtemps parcouru le monde, élevé ses deux enfants sur des terres de soleil, a voulu ne renoncer à rien et prouve qu’à quarante ans on peut réinventer sa vie, lancer sa petite entreprise et voir ses rêves devenir réalités.

 

Elle dessine à l’instinct comme un peintre compose un tableau. Mais quand il s’agit de fabrication, la rigueur et l’exigence passent au premier plan. Savoir faire oblige, c’est dans un atelier parisien que sont réalisées ses collections. Chaque pièce est façonnée de façon artisanale par Jean-Luc, son joaillier sous le regard attentif de la créatrice pour qui la tradition, le savoir faire et le bel artisanat s’affirment plus que jamais comme des valeurs sures. Le poinçon « Made in France » n’a pas de prix !